|
La nature* humaine est unique...
ou plutôt l'humain se différencie
profondément de l'animal et forme une espèce
à part...
|
*Le terme de nature, à forte connotation métaphysique, peut, si l'on veut éviter une forme de dualisme stérile, être remplacé par "genre humain" ou "humanité". Le terme de genre a pris récemment une connotation bien particulière qu'il est indispensable d'éviter. Les biologistes utilisent le continu de l'espèce ; il y a donc une espèce humaine. voir page sur l'identité biologique de l'homme
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La position anthropologique (très fortement minoritaire dans le monde, mais qui fleurit dans l'Éducation Nationale en France) qui réduit l'homme à un animal comme les autres est une opinion scientiste qui n'a rien de scientifique. Tout scientifique doit pouvoir aborder les questions d'anthropologie avec ses convictions sans être l'objet de suspicion de malhonnêteté ou de parti-pris anti-scientifique. |
Dans cette page, comme annoncé ci-dessus, l'homme n'est pas qu'un animal. De plus, l'expérience n'est pas le bon outil pour étudier l'histoire de l'homme. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La paléontologie n'est pas une science expérimentale |
La paléontologie n'est pas une science expérimentale (au sens où l'on ne fait pas des expériences sur le passé : la vie passée n'est pas un phénomène actuel, c'est une "donnée historique", que l'on peut s'efforcer de reconstituer à l'aide d'archives, de témoignages plus ou moins directs). Faire "parler" les fossiles à l'aide d'outils mathématiques faisant appel à des sciences expérimentales (comme la datation isotopique) ne change pas le caractère profondément original d'une science des êtres vivants du passé. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La paléoanthropologie n'est pas une science biologique, mais nécessite une approche à la fois anthropologique et à la fois paléontologique (de paléo = ancien, ontos = l'être et logos = parler). La paléontologie utilise les
sciences expérimentales biologiques (anatomie,
embryologie, physiologie...) dont elle extrapole les
résultats dans le passé. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
1 . L'évolution c'est
l'histoire de la transformation des espèces
:
l'espèce humaine est apparue et se transforme
peut-être |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L'évolution est une idée
qui est maintenant acceptée par le plus grand nombre:
les espèces dérivent les unes des autres. L'homme est une espèce. À ce titre, il est donc le fruit d'une évolution des espèces. Mais l'homme est très récent. Les fossiles que l'on possède sont très peu nombreux. Évolue-t-il encore ? L'évolution n'est-elle pas en voie terminale ? (c'est notamment la thèse de PP Grassé : l'amortissement de l'évolution). La controverse se limite donc souvent à l'origine de l'homme plutôt qu'à son évolution. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Pour échapper à cette
vue étroite de la spéciation, il faut : Pour replacer cette question dans une perspective historique et épistémologique je recommande les travaux d'André Pichot (voir page sur l'évolution). |
Addenda pour le bac
: |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La microévolution repose principalement sur les mutations. Elle engendre une variation intraspécifique (au sein de l'espèce). Les caractéristiques de l'espèce sont plus ou moins figées dans un pool génétique transmis entre individus dans une population génétique |
La mégaévolution, évolution interspécifique (le passage d'une espèce à une autre) reste très discutée. Un mécanisme possible pourrait
être constitué par des réarrangements
chromosomiques (comme ceux que l'on peut voir entre le
chimpanzé et l'homme: délétion,
translocation, duplication...). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Voici les mots exacts du programme qui constituent un cours (dont le contenu est pour moi inacceptable tel quel...): |
Les mécanismes de l'évolution |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les génomes des espèces sont des archives. Ils permettent d'imaginer les événements génétiques moléculaires de l'évolution qui ont conduit à des innovations, à leur diversification et à leur complexification (familles multigéniques, gènes chimères...). Ces innovations génétiques sont aléatoires ; leur nature ne dépend pas des caractéristiques du milieu. L'évolution des génomes résulte d'un bricolage moléculaire qui a conduit à faire du neuf avec du vieux. |
Ainsi, l'acquisition de la bipédie dans la lignée humaine ne fait pas intervenir une explication finaliste. À l'origine de la bipédie se trouvent des innovations génétiques. Elles ont dû affecter les gènes du développement.Les conditions de l'environnement peuvent jouer le rôle de crible vis-à-vis des nouveautés phénotypiques engendrées par les innovations génétiques (sélection naturelle). |
De ce fait, l'évolution dans la lignée humaine comme dans les autres lignées peut être dépendante de changements dans l'environnement. Elle est contingente. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Depuis les
développements faits par les disciples
de Darwin
les querelles autour de la place de l'homme dans les
classifications tournent trop autour de comparaisons
(moléculaires
et autres)
entre l'homme et les grands singes africains.
|
Précis de Zoologie, Vertébrés (t. 2), PP Grassé, Masson, 1977, p 109, p 268 |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
2.1 On classe l'homme dans les Primates |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
Les représentations
phylogénétiques reflètent la
classification
choisie.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les 3 anciens types de classifications |
Historiquement, depuis le milieu du XXème jusqu'au début du XXIème siècle, on a distingué 3 types de classifications: |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
thèse de Richard Blanchette, Le problème de la classification en zoologie, Université Laval (Québec), PhD, juin 2002) que l'on peut trouver in extenso au format PDF sur internet à l'adresse: http://www.theses.ulaval.ca/2002/20168/20168.pdf) |
Les graphes phylétiques (cladogrammes) ne représentent pas l'histoire des espèces, mais des liens de ressemblance. Ils incluent la dimension évolutive (tel caractère dérive phylogénétiquement de tel autre, ce qui n'est pas vrai pour l'espèce) mais ils ne représentent pas le temps (telle espèce est apparue avant telle autre). |
Les graphes phénétiques (phénogrammes) ne représentent que des ressemblances sans dimension évolutive : telle espèce ressemble plus telle autre espèce qu'aux autres (par la similitude de davantage de caractères), ni temporelle. |
Les arbres évolutifs (phylogrammes) tentent de représenter l'histoire des espèces (généalogies) en hiérarchisant les caractères considérés vis-à-vis de l'évolution. Ils représentent donc à la fois l'évolution et le temps. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
approfondissement : fiche cladisme |
Dans les deux premières
méthodes
(à
connaître pour le bac), on
construit (mathématiquement) des
graphes
phylétiques
représentant les parentés entre les
espèces à partir de tableaux de
caractères. La distance entre deux
représentants (taxons) est d'autant plus grande que
la parenté est éloignée. Aucun de ces
deux types de graphes ne devrait être
représenté sous forme
d'arbres
enracinés vers le bas avec le temps
verticalement, car aucun ne prend
en compte le temps. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Dans l'enseignement,
forcément décalé par rapport à
la recherche, la grande avancée
réalisée depuis les années 1990
à été l'utilisation
généralisée de la méthode
cladiste, avec des réussites plus ou moins
marquées. On saluera l'effort de vulgarisation
scolaire réalisée par certains
pédagogues - G.
Lecointre est,
à cet égard, exemplaire - (voir
site
acces-évolution
de l'INRP, strictement dédié à cette
vue partielle) . Très récemment encore, des
présentations réalisées à partir
des collections muséographiques, tentent de
populariser ces mêmes classifications cladistes, en
surmontant les difficultés de précision de
vocabulaire et leur méconnaissance par le public des
musées d'histoire naturelle. Pour ma part, je
regrette que, la plupart du temps, le relativisme
philosophique soit véhiculé avec le cladisme,
ce qui est, à mon avis, inacceptable, mais pas
irrémédiable (voir nommer-classer). |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L'irruption des statistiques |
Depuis le début du XXIe
siècle, le fort développement des
statistiques, notamment du fait des études
phénétiques et cladistiques
moléculaires, a changé le paysage de la
recherche phylogénétique en provoquant une
sorte de mélange entre les 3 types anciens de
classification, si bien qu'il est devenu très
difficile de s'y retrouver. Les statisticiens
(des techniciens des
mathématiques ?) qui
travaillent sur des modèles évolutifs
(écologiques
notamment....) sont peut-être
peu intéressés par les théories
biologiques sous-jacentes à leur recherche et il
n'est pas facile de décrypter, à partir des
articles qui publient des phylogenèses, quels sont
les modèles utilisés. De façon quasi
générale, le paradigme moléculariste
est la norme, mais, pour l'évolution, il y a par
contre un flou indubitable. On pourrait même parler
d'une absence de théorie évolutive; les
mécanismes moléculaires évolutifs
étant inférés, par les statisticiens
eux-mêmes, à partir de leurs résultats,
ce qui est épistémologiquement fort dangereux.
|
Ainsi, l'article de l'EU2009 de P. Duris et P. Tassy sur la classification du vivant conclut: « Il n'est pas besoin de préciser que la critique mutuelle que se font parfois les partisans des méthodes probabilistes et les partisans des méthodes cladistiques peut se révéler aussi féroce que lors des débats des années 1970 entre les évolutionnistes, les cladistes et les phénéticiens. Certains considèrent que les résultats tirés des approches probabilistes sont un nuage de fumée, d'autres que la morphologie n'est pas fiable et a fait son temps. ... [] Si un siècle après L'Origine des espèces, on a admis que les classifications devaient être phylogénétiques, on s'est vite désaccordé sur les méthodes permettant de reconstruire la phylogénie. Cet aspect n'apparaît pas aux yeux du grand public : un résultat phylogénétique est le plus souvent présenté comme un résultat biologique qui va de soi, s'imposant de lui-même, où la méthode de travail n'est pas censée influencer le résultat. Ce n'est pas tout à fait vrai. Alors que la classification a d'abord été vue comme un système de référence invitant à la stabilité du savoir, la phylogénétique est un domaine en recherche permanente.» |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Dossier Sagascience de Guillaume Lecointre; avec des bémols pour une terminologie inadéquate (comme gènes "lents/rapides") et ses habituelles vues scientistes (il est le héraut d'une classification "laïcisée", selon ses propres mots); l'important est son travail de pédagogue.
un exemple récent (juin 2008) d'approche statistique avec des caractères morphologiques : clade de la lignée humaine sur la page du cladisme |
Actuellement des mots, dont le sens original est pourtant si différent, comme phylogénie, généalogie et classification, sont donc devenus quasiment synonymes ou du moins sont employés indifféremment lorsqu'il s'agit de parler d'une méthode scientifique moderne de classification évolutive (voir nommer-classer). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L'homme a une histoire qui
s'enracine dans l'arbre phylogénétique |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les Mammifères (classe)
sont des animaux, vertébrés,
possédant des mamelles (ce qui a donné
le nom au groupe : du latin mamma = la mamelle et
fereo = je porte) mais aussi de nombreux autres
caractères: |
Les Primates (ordre) sont des
euthériens (à
développement embryonnaire long se déroulant
dans l'utérus, à mandibule sans processus
angulaire recourbé en dedans, à coracoïde
réduite soudée à l'omoplate, à
corps calleux, à denture diphyodonte; ces
caractères sont partagés avec la plupart des
Mammifères qui ne sont pas Marsupiaux (kangourous...)
ou Monotrèmes
(fourmiliers...)...), à
très grande majorité arboricole (vivent dans
les arbres) qui se caractérisent par: |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L'homme au sein des primates |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L'évolution des Primates, Marc Godinot, Pour la Science, L'évolution, Belin, 1998, p 94-100 |
Darwin, Huxley, Haeckel et les premiers
"évolutionnistes" placèrent l'origine de la
lignée hominienne chez les grands singes
anthropomorphes : les hommes n'étaient que des
grands singes évolués, eux-mêmes
provenant des Lémuriens. |
Dans l'ancienne classification
phylogénétique l'homme était
classé dans le sous-ordre des
Hominiens
qui étaient séparés des 3 autres
sous-ordres de Primates: Tarsiens, Lémuriens et
Simiens. Les grands singes anthropomorphes
(ce qui signifie "de même
forme que l'homme") ou Simiens
Catarhiniens, étaient donc classés
à part; ils comprennent les Gibbons
(Hylobates), les Orangs-Outans (Pongo),
les Chimpanzés (Pan) et les Gorilles
(Gorilla). |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
d'après E.U.
Primates fossiles (Denis Geraads), v 12 - 2006 http://www.hominides.com/html/ dossiers/grands_singes.htm La planète des singes du Miocène, David Begun, Pour la Science, dossier 57, oct-déc 2007, pp 104-111 |
Dans les classifications phylogénétiques modernes, les caractères chromosomiques et moléculaires (ADN mitochondrial, certains gènes...) ont été très largement intégrés aux matrices de caractères qui permettent de construire les arbres. Les phylogénies cladistes qui ne comprennent que des caractères paléontologiques, anatomiques et physiologiques amènent PARFOIS à des relations logiques incompatibles avec les phylogénies établies à partir des seuls caractères moléculaires. Depuis la généralisation des classifications cladistes relativistes on est loin d'avoir une unanimité sur le sens des noms: c'est plus que déroutant pour les enseignants et que dire des élèves.
|
Le terme
d'Homininæ
(homininés)
désigne alors l'ensemble des grands singes africains
(gorille, chimpanzé et
fossiles apparentés) et de
l'homme (et des fossiles
apparentés)
séparé ainsi des
orangs-outans (et des fossiles
apparentés) au sein de la
famille des
Hominidæ
(hominidés). (super-famille) Hylobates
(gibbon) et
fossiles (famille) Pongo
(orang-outan)
et
fossiles Gorilla
et
fossiles (tribu) Pan
(chimpanzé)
et
fossiles Homo
et fossiles
et australopithèques |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
pour une approche exhaustive des terminaisons des groupes (æ, i,... voir le site http://www.iczn.org/iczn/index.jsp - en anglais). pour une approche statistique récente (juin 2008) voir le clade de la lignée humaine sur la page du cladisme |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
2.2 L'homme est proche du chimpanzé |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les querelles les plus persistantes concernant les arbres phylétiques viennent de l'importance accordée aux données moléculaires ou chromosomiques ou de l'origine des espèces ou sous-espèces ayant servi à établir les parentés moléculaires Les données moléculaires ne sont bien sûr accessibles que pour les seuls individus actuels. La parenté s'exprime dans les arbres phylogénétiques par les distances génétiques et chromosomiques (source : Origine de l'homme, Jean Chaline, Encyclopedia Universalis v12, 2007) |
distance génétique
: distance chromosomique |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Personnellement j'ai toujours pensé que puisque la similitude moléculaire et chromosomique entre les grands singes et l'homme était si forte, c'était bien la preuve qu'il fallait chercher ailleurs la cause de leur profonde différence biologique. L'universalité des
génomes |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
source :
Origine de
l'homme, Jean Chaline, Encyclopedia Universalis
v12, 2007 Anne Dambricourt-Malassé: Évolution du chondrocrâne et de la face des grands anthropoïdes miocènes jusqu'à Homo sapiens, continuités et discontinuités, article de Palevol (Compte-Rendu de l'Académie des Sciences , Palevol, 5, 2006). Une copie html est accessible sur internet à l'adresse: http://carpediemcom.free.fr/ ADMPalevol05.htm *Voir aussi une ancienne page sur les modèles; pour la notion d'attracteur *voir la page sur les modèles thomiens ainsi que la page de compléments mathématiques et la page sur le continu
|
« La comparaison des développements des singes supérieurs et de l'homme a montré que, si on se limite aux seules modifications du crâne, on constate que l'évolution des primates est contrôlée par un phénomène majeur : l'augmentation du volume cérébral entraîne une diminution de la face et un élargissement de la mandibule. Ce phénomène dynamique, connu sous le nom de contraction craniofaciale, a été étudié par Antoine Delattre et Raphaël Fenart, et plus récemment par Anne Dambricourt-Malassé et Marie-Josèphe Deshayes. Comme ce phénomène est inhérent à l'ensemble du groupe des primates, et reconnaissable dans la plupart des lignées de mammifères, on doit tenir compte de cette contrainte de développement si l'on veut comprendre les changements évolutifs qui se produisent lorsque l'on passe des singes supérieurs (gorille et chimpanzé) aux australopithèques, ou singes bipèdes, et enfin aux hommes. Anne Dambricourt-Malassé a pu montrer que dans l'histoire des primates on pouvait distinguer six étapes majeures, correspondant à six plans d'organisation morphologique crânienne distincts, ce qu'elle appelle des ontogenèses fondamentales. Ces plans sont caractérisés par des contractions crânio-faciales de plus en plus fortes, excluant tout état intermédiaire. Or les étapes de contraction crânio-faciale sont conditionnées par des décalages de la chronologie du développement [voir hétérochronies] pouvant toucher toutes les étapes de la formation, qu'elles soient embryonnaires, ftales, lactéales (première dentition), de substitution (remplacement des dents de lait) ou adultes. Si l'on compare les développements respectifs d'un chimpanzé et d'un homme, on constate un ralentissement généralisé du développement humain et un doublement de la période de croissance.» (suite ci-dessous) |
« Trois changements majeurs sont
intervenus: le premier entre l'ancêtre commun et
l'australopithèque, le deuxième entre
l'australopithèque et l'homme archaïque, le
troisième entre l'homme érigé et
l'homme moderne. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les animations parlantes qui illustrent la dynamique d'une contraction crânio-faciale selon le modèle de Vincent Fleury (un des co-auteurs de Génétiquement indéterminé, 2007, Quæ), biophysicien à Paris 7, sont à nouveau accessibles par internet. Légendes à lire absolument. passé
-> erectus -> futur
(fichier .avi - 356 Ko) Vincent Fleury - De l'uf à l'éternité - Le sens de l'évolution, Flammarion, 2006. |
« La phase embryonnaire,
qui dure deux semaines chez le chimpanzé, est
prolongée jusqu'à huit semaines chez l'homme,
et c'est durant cette seule phase que se constituent les
cellules nerveuses. L'allongement de cette période
chez l'homme entraîne donc une hypertrophie du
cerveau, car nos neurones sont deux à trois fois plus
nombreux que ceux du chimpanzé. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
2.3 Mais l'homme n'est pas un singe |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Caractères de l'homme (anthropologie... biologique)
page sur l'identité biologique de l'homme |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Du point de vue biologique voici quelques
points qui distinguent l'homme des autres primates : |
Squelette d'un cours sur le site du laboratoire d'anthropobiologie de Toulouse: http://www. anthropobiologie. cict.fr/ Enseignements/ AgesdelaVie.pdf Homme / Autres Primates et
Mammifères : Ages de la vie très
différents la référence à l'ontogénèse et particulièrement aux hétérochronies est essentielle (voir ci-dessus et page de ce site sur les hétérochronies) |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Pour le
bac : |
L'homme est le chimpanzé
possèdent des caryotypes
(description du nombre, de la forme
et de la coloration en bandes des
chromosomes) très
voisins: 24 paires de chromosomes pour le
chimpanzé, 23 pour l'homme mais le chromosome 2 de
l'homme semble provenir de la réunion de deux
chromosomes du chimpanzé, 13 paires de chromosomes
ont exactement la même taille, forme et coloration de
bandes chez l'homme et le chimpanzé, 7 chromosomes
présentent des différences
légères de bandes. |
Les chimpanzés (et surtout les bonobos, Pan paniscus ou chimpanzés nains) utilisent fréquemment la bipédie, bien que principalement arboricoles. Les chimpanzés sont capables d'utiliser des outils (comme de nombreux autres animaux) : pour ouvrir une noix en la cassant entre deux pierres, pour éponger de l'eau retenue dans une cavité d'un tronc... |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Voilà enfin le cur du sujet, c'est par le contact avec les fossiles que les passions peuvent se développer... laissons les querelles de classification aux spécialistes... |
à conseiller: http://www.didac-tic.fr/ evolution/hominids_ history1.htm |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
L'espèce biologique ne coïncide pas avec l'espèce paléontologique |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
. |
Si l'espèce humaine (espèce biologique) est une (Homo sapiens), on a donné le nom de genre Homo à plusieurs espèces paléontologiques fossiles (Homo erectus, habilis, neanderthalensis... mais aussi sapiens), on aurait tendance actuellement à leur donner un autre nom de genre pour éviter la confusion avec la seule espèce humaine. Certains paléontologues préfèrent parler de la sous-espèce H. sapiens sapiens pour l'homme actuel, ce qui brouille encore davantage le discours. |
Une espèce paléontologique
est définie par des critères morphologiques
ou morpho-anatomiques (par comparaison avec d'autres
fossiles et avec des espèces actuelles) mais aussi
des critères paléogeographiques ou
stratigraphiques, c'est-à-dire tous les
éléments qui permettent de connaître
l'environnement dans lequel pouvait vivre l'organisme qui a
fourni le fossile. |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
La même remarque peut être faite au sujet de l'outil: |
L'outil biologique (utilisé de façon incontestable par de nombreuses espèces animales actuelles) n'est pas l'outil paléontologique.
|
Qu'est-ce qui distinguerait une
branchette utilisée par un chimpanzé pour
récolter des fourmis, d'une autre branchette ? La
nature d'outil d'un objet paléontologique, doit
être prouvée paléontologiquement,
c'est-à-dire par des preuves ou indices
paléontologiques (situation de découverte,
association avec d'autres restes, débit et autres
traces d'utilisation....). Aucun outil
paléontologique n'est désormais associé
aux Australopithèques. Les outils
paléontologiques sont donc désormais
réservés au genre -paléontologique lui
aussi - Homo.
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
3 lignées : australopithèques, homo et sapiens sous-tribu des
hominina cladogramme récent de la lignée (page cladisme) |
Pour faire simple, et en suivant la proposition d'A. Dambricourt-Malassé reprise par J. Chaline, il existe 3 lignées distinctes (correspondant à de nombreux genres et espèces PALÉONTOLOGIQUES): Australopithèques (des formes robustes aux formes graciles), Homo (des formes habiles, érigées aux néandertaliens*, robustes) et enfin Sapiens (homme actuel ou moderne, qui pourrait être assimilé à l'espèce humaine biologique). * j'ai adopté l'orthographe le plus courante: Neanderthalensis prend un "h" alors que néandertalien ou Néandertal, s'écrit sans "h", mais je crois qu'on peut accepter les deux orthographes pour tous les dérivés du nom. <<<<-- pour placer les espèces dans le temps et l'espace voir par exemple une page du site de Tautavel à l'adresse: http://www.culture.gouv.fr/ culture/arcnat/ tautavel/fr/ hom_conq_pg.htm |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Manuels scolaires et article
Hominidés, Brigitte Senut, Encyclopédia
Universalis, v12, 2007 |
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Taille |
|
(H. neanderthalensis plus petits :1,5 à 1,7 m) |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
âge des fossiles
|
|
2 Ma à 1,5 Ma (H. habilis) 1,8 Ma à 0,15 Ma (H. erectus) 0,4 Ma - 0,03 Ma (H. neanderthalensis) |
(site de Qafzeh en Israël) depuis 400.000 ans (0,4 Ma) si l'on considère les formes les plus archaïques |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
volume encéphalique |
|
800-1700 cm3 (H. erectus et neanderthalensis) |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
squelette |
premières traces de bipèdie incontestable (Lucy) mais un peu claudicante; déplacement (de type grimper) encore majoritairement arboricole |
bipèdie de type humain (mais pas de station érigée) |
bipédie humaine permanente et surtout station érigée ; articulation de la hanche (fémur-bassin) particulière ; position particulière des ligaments et des muscles qui les prolongent; col du fémur très allongé. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
Il ne faut pas confondre la bipèdie avec la station verticale, redressement du corps, et notamment la station érigée de l'homme. La bipèdie est considérée comme acquise dans de très nombreux groupes fossiles de façon indépendante: reptiles Thécodontes, nombreux dinosaures (Théropodes carnivores dont les fameux Tyrannosaures, Ornithopodes dont les Iguanodons herbivores). Actuellement certains lézards comme le Basilic pratiquent une course bipède active. Mais il suffit de penser aux Oiseaux pour retrouver des bipèdes. On n'oubliera pas les kangourous chez les mammifères marsupiaux actuels. |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
industries et culture
Pour une belle réalisation multimédia sur les outils et les techniques voir le site de Tautavel: http://www.culture. gouv.fr/culture/ arcnat/ tautavel/fr/ comp_mat _acc_pg.htm, qui contient d'ailleurs plein d'autres trésors. |
On penche maintenant pour la thèse selon laquelle aucun australopithèque n'aurait fabriqué d'outil (les plus anciens sont datés de 2,5Ma). Aucun australopithèque ne semble avoir chassé même si l'on ne peut exclure qu'ils aient pu tuer de petits animaux. Ils avaient une nourriture coriace (attestée par les striations dentaires) principalement d'origine végétale (racines, baies dures...). Ils étaient la proies de prédateurs qui ont accumulé leurs ossements dans des grottes. |
Les chopper (= galets aménagés) sont les premiers outils incontestables. Les premières industries sont très stables dans les formes et continues dans le temps (on connaît des chopper depuis 2,5 Ma en Afrique jusque vers 0,2 Ma en Extrême-Orient. Les premiers outils
aménagés sur les deux faces
(bifaces)
sont associés à H. erectus et
datés de 1,6 Ma; à partir de 0,25 Ma les
industries évoluent vite et se
succèdent dans le temps. Les
plus anciens outils en os ont été
découverts à Swartkrans et Sterkfontein en
Afrique du Sud dont certains ont été
brûlés attestant l'usage du feu vers 1,5 Ma.
Ces grottes karstiques sont d'une richesse incroyable mais
posent des problèmes de datation (nouvelles
méthodes U/Pb, LR, dossier 32 p
36).
|
Au Paléolithique moyen (entre 0,2 et 0,04 Ma) il existe encore des industries lithique importantes (industrie moustérienne et technique Levallois...). À partir du Paléolithique supérieur (0,04 à 0,016 Ma) les outils sont extrêmement variés (industrie magdalénienne). Le Néolithique (normalement placé en France entre 5.000 et 2.000 ans avant J.C.) est encore appelé "âge de la pierre polie". Les premiers mégalithes en Europe datent d'environ 6.000 ans alors que les premières villes apparaîtraient au Moyen-Orient vers 8.000 ans. Les plus anciennes traces d'agriculture sont rapportées au croissant fertile (Irak, Syrie, Turquie) vers 7.000 ans. Le cuivre travaillé ferait son apparition vers 8.000 ans en Orient et 5.000 en Europe. Le bronze suivrait vers 5.000 ans et le fer vers 2.000 ans. L'écriture cunéiforme daterait de 3.300 ans. La plupart des hommes "modernes" trouvés récemment au Proche-Orient et datés de plus de 100.000 ans sont assez bien conservés car ils proviennent de sépultures. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
localisation Dossier LR 32, 2008, pp 64-68; |
|
|
(depuis Israël mais berceau africain très discuté pour des "hommes modernes archaïques") |
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
genres et espèces PALÉONTOLOGIQUES
E.U. article
"Australopithèques", José Braga, (1) voir aussi Les premiers hommes hors d'Afrique, dossier La Recherche, 419, mai 2008, 28-42 et Dossier LR, 32, 2008, pp 58-62; Les outils trouvés sur le site (plus de 5.000) sont plutôt de culture oldowayenne (éclats, chopper, galets aménagés sur une face...) connue en Afrique 1 Ma auparavant. La faune fossile retrouvée (mammouth archaïque, chevaux, rhinocéros, daims, chiens, hyènes) est européenne, malgré quelques spécimens (tigre à dents de sabre, girafoïde du genre Paleotragus ou l'autruche géante...) qui sont aussi africains. La datation biostratigraphique est assez fiable. (2) les paléontologues chinois ont entrepris depuis la fin du XXème une recherche systématique de traces d'hominidés en Chine; 3 dents de très grande taille, datées de 2 Ma ont été retrouvées dans le comté de Jianshi (province du Hubei) associées à de très nombreux outils de type chopper; elles ont été attribuées à un genre proche d'H. erectus : Meganthropus. (Dossier LR n°32, p 47-49) (3)
À écouter : Un intéressant entretien sur Canal Académie (radio de l'Académie des Sciences morales et politiques): Les « migrations » des hommes préhistoriques, avec Henry de Lumley (52 min, peut être téléchargé : 35,8Mo, mp3)
Dossier La Recherche: La nouvelle histoire de l'homme, août 2008, 32 |
|
Une espèce créée en
1975 qui aurait cohabité avec H. erectus au
Kenya:
La mandibule de Dmanisi (Géorgie) trouvée en 1991 a été suivie peu après par des crânes quasi complets trouvés non loin. D'autres pièces, venant des membres et de la colonne vertébrale, se sont ajoutées. Les squelettes (1 adolescent et 3 adultes ?) présentent une mosaïque de caractères à la fois primitifs (petite taille, faible capacité crânienne, absence de torsion humérale: rattachés à H. habilis ?) et évolués (proportions du squelette, morphologie des membres inférieurs indiquant la possibilité de longs trajets... rattachés à H. erectus, principalement à partir des caractéristiques du garçon de Turkana). Ils sont datés de 1,77 Ma ce qui pourrait faire penser que des espèces africaines d'H. habilis aient pu directement venir d'Afrique. En tout cas ces fossiles, qui correspondent aux plus vieux Homo européens, ne possèdent pas l'ensemble des traits évolués caractéristiques des H. erectus africains (voir note1). Homo
antecessor, Espagne
(Gran
Dolina, sierra
Atapuerca,
1994), 0,78 Ma |
Des formes archaïques (fort développement encéphalique associé à de fortes superstructures crâniennes) très voisines d'H. erectus. Tanzanie (Ndutu), 400.000 ans), Afrique du Sud (Klasies River Mouth, 80,000 ans). Depuis 1998 nombreuses découvertes en Afrique. Namibie (Oranjemund, 1998, calotte crânienne, 100.000-50.000 ans), Éthiopie (hommes de Herto, découverte 1997, publication 2003, 160.000-154.000 ans ; vallée de l'Omo, formation de Kibish, 2 crânes découverts en 1967, datés à nouveau en 2005 de 198.000-104.000 ans).
Pour d'autres, comme je l'ai
présenté ici, avec 2 colonnes, il y a deux
lignées distinctes : les néandertaliens
(H.
neanderthalensis), forme
évoluée des H. erectus, et les
Sapiens
qui forment une espèce à part (ou même
un genre et plusieurs espèces paléontologiques
si l'on considère des formes archaïques) qui
prendrait son origine en Afrique vers 400.000 ans (pour des
données anatomiques et embryologiques voir le travail
d'Anne-Dambricourt-Malassé ci-dessus
...) .
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Des
hominidés du Miocène terminal échelle
stratigraphique: http://www.stratigraphy.org/cheu.pdf, page sur le climat du Quaternaire |
Ces fossiles sont très discutés. Certains les considèrent comme faisant partie des hominina (voir cladogramme), d'autres les rattachent aux grands singes (chimpanzés : sous-tribu des panina). Ils datent de la fin du Miocène, et ont été trouvés en Afrique. Ces fossiles sont peu nombreux et très fragmentaires. Dossier La Recherche: La nouvelle histoire de l'homme, août 2008, 32 Une idée particulièrement intéressante dans l'article de Robert Martin : « Plus on se rapproche de la divergence des hominidés et des chimpanzés, plus les fossiles des deux lignées se ressemblent. Les classer correctement nécessite des analyses attentives. En particulier, ces études sont souvent victimes d'un biais systématique : on considère que tous traits par lesquels les grands singes africains actuels différent des humains sont primitifs. Cette tendance à traiter les chimpanzés et les gorilles comme des 'fossiles vivants' peut nous induire en erreur : pour chaque caractère nous devons établir la condition [l'état] primitive [f] par une analyse détaillée. Ainsi les singes africains ont un émail dentaire fin, tandis que les hommes ont un émail épais. On a souvent considéré que l'émail fin, caractéristique des grands singes africains, était primitif, et qu'un émail dentaire épais, comme le nôtre, indiquait qu'un fossile donné faisait partie de l'évolution des hominidés. Toutefois, les orangs-outans (dont la branche a divergé avant celle des grands singes africains) ont un émail dentaire modérément épais. Nous devrions donc au moins envisager la possibilité que l'ancêtre commun des chimpanzés et des hommes avait [ait eu] un émail assez épais.» |
Ardipithecus kadabba, 5,2-5,8 Ma, Éthiopie (Middle Awash), 1997, fragments mandibule, dents, fragments squelette membres ; les 17 fragments rattachés à ce nouveau genre ont permis de mettre en évidence un foramen magnum en position relativement antérieure, ce qui est un indice qui pourrait faire penser à une stature érigée, mais la courbure des phalanges suggère plutôt à des doigts préhensiles intervenant dans une locomotion arboricole par grimper et suspension. De même les fragments du crâne le rapprochent plutôt du chimpanzé, tout comme les dents. Orrorin tugenensis, 5,8-6 Ma, Kenya, 2000, fragments mandibule, dents, fragments squelette membres; serait le plus ancien bipède connu (col du fémur allongé, et dont la face arrière présente un sillon qui pourrait être la trace d'attachement du muscle locomoteur : obturator externus, caractéristique exceptionnelle chez les grands singes (comme les gorilles) mais répandue chez tous les hominidés récents) mais on a des incertitudes sur les conclusions faites à partir de fragments assez abîmés. Les fragments d'humérus et de phalange indiquent plutôt une adaptation au grimper. Sahelanthropus tchadensis, 6-7 Ma, Tchad, 2001, crâne "Toumaï ", fragments de mâchoires et dents isolés sur le même site; le crâne est presque complet mais écrasé et tordu; foramen magnum en position relativement centrale avec muscles d'attache en position assez verticale, ce qui indique une stature érigée de l'axe céphalique-colonne vertébrale, indice d'une possible locomotion bipède. Ce crâne présente à la fois des caractères proches des australopithèques et des caractères partagés avec les chimpanzés (faible volume, arcades sourcilières proéminentes...). |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Dossier LR, 32, 2008, 85 |
Ces traits sont réunis ici dans un tableau mais ils ne correspondent pas à un fossile complet et typologique. Bien que les données morphologiques soient plus accessibles, il ne faut pas oublier l'aspect embryologique (complexité de l'origine des os du crâne, voir par exemple l'annexe de l'ancienne page sur les modèles et le travail d'Anne Dambricourt-Malassé référencé ci-dessus). |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Comparaison TRÈS
CRITICABLE des silhouettes squelettiques entre un
néandertalien et un sapiens (origine inconnue)
supposés caractéristiques. |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Du cours à l'examen (humeur) |
||||||
|
Se pose ici de façon particulièrement aiguë la question du contenu de l'enseignement (pour avoir une idée de sa complexité on peut par exemple lire le rapport de Roger François Gauthier, directeur du CNDP et Inspecteur Général de l'Administration de l'Education Nationale, pour l'UNESCO: Les contenus de l'enseignement secondaire dans le monde : état des lieux et choix stratégiques - http:// unesdoc. unesco.org /images/ 0014/001475/ 147570f.pdf). |
* Le programme pourrait être qualifié
de |
* mais le pire est à venir avec les sujets
posés au baccalauréat qui orientent bien
évidemment le contenu de notre enseignement: |
banque de sujets de 1ES : http://artic.ac-besancon.fr/svt/act_ped/ svt_lyc/eva_bac/banque_bac_es.htm banque sujets de 1L : http://artic.ac-besancon.fr/svt/act_ped/ svt_lyc/eva_bac/banque_bac_l.htm |
|||
|
- place de l'homme dans une
classification cladiste (dans les vertébrés,
dans les Primates) |
||||||
|
|
||||||
|
° note au sujet du titre "place de l'homme" dans l'évolution: pourquoi ce titre et non pas "l'évolution de l'homme" ou "l'origine de l'homme"? |
||||||
|
On pourrait croire que la réponse est dans le programme. |
Mais en fait celui-ci ne fait qu'affirmer que l'homme "émerge" au sein des "hominidés" à la suite d'innovations génétiques contingentes sous l'action de la sélection naturelle. |
Le programme se réfère donc sans la nommer à la théorie synthétique (darwinienne). L'homme est le fruit d'une contingence, les mécanismes de l'évolution sont génétiques. |
Il est clair que ceci constitue une prise de position philosophique (parler de contingence) et philosophico-scientifique (darwinisme) discutable. D'où les ouvertures faites dans la page sur les théories de l'évolution. |
|||
|
|
||||||
|
Mais finalement, le programme ne répond pas de façon explicite à la question qu'il pose. Il se contente de parler de l'origine de l'homme sans la nommer ce qui permet d'éviter les incursions des sciences humaines. Le titre exact aurait donc dû être : l'origine de l'homme. |
Il me semble que la quasi-totalité des enseignants s'est par contre attachée à répondre à cette question de façon explicite. On trouve par exemple les propos suivants (relayés sur les sites pédagogiques officiels): |
- l'homme n'a aucune place particulière dans l'évolution (qui n'a pas de sens et d'orientation : il faut déraciner de la tête des enfants l'idée que l'homme est au sommet de l'évolution (sous-entendu de la création)...) - l'homme est le fruit d'une évolution contingente (qui ne repose pas sur un déterminisme... avec une connotation supplémentaire de phénomène sans importance). |
Ces affirmations peuvent être considérées (même si je crois que certains enseignants ne sont pas dans ce registre et croient pouvoir, à tort, se passer des sciences humaines) comme des affirmations anthropologiques. Elles ne peuvent que conduire au débat et ne sont pas acceptables comme faisant partie d'une théorie scientifique de l'évolution reconnue par tous. C'est la raison par laquelle j'ai ajouté quelques éléments d'anthropologie au début de cette page. |
|||