Une philosophie de la vie


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Ce qui était confus au départ (site démarré début septembre 1998) se met petit à petit en place : voici une sorte de trame des différentes questions philosophiques abordées dans ces pages de façon très désordonnée.

Délimiter l'objet et la méthode de la science expérimentale.
L'essentiel avait déjà été fait dès les premières pages sur la science et sur le méthode. Les pages de G. Canguilhem sur l'expérimentation en biologie animale ne viennent à mon sens que conforter, avec la caution de l'histoire des sciences, ce que je me suis efforcé de présenter dès le début.
L'essai de présentation de l'histoire des sciences, mêlé de philosophie dans un tableau renvoyant à une histoire des concepts était un peu ambitieuse et n'a été développée que pour un thème : l'histoire de la génétique et encore, la partie philosophique n'a pas été réalisée. Je n'ai pas encore cherché de documents sur la philosophie de l'hérédité.
Par contre, la notion de modèle est devenue centrale dans ma démarche, notamment à la suite de remarques d'amis et en développant la question des méthodes propres à la géologie et à la paléontologie : car il m'a fallu un certain temps avant d'arriver à concilier deux démarches qui me semblaient d'abord incompatibles : sortir du domaine de la science expérimentale pour aborder l'histoire et élaborer des modèles scientifiques que l'on peut tester par l'expérience. Dire que j'ai réussi serait tout à fait présomptueux. Mais j'ai l'impression que, parfois, le problème se résout tout seul. J'ai alors modifié les pages sur la science et ajouté une petite page sur les modèles. Toutes les questions sur l'histoire de la vie sont pour l'instant abordées dans le cours de terminale S sur l'histoire de la terre et de la vie.

Qu'est-ce que la vie ?
Cette question a été posée dès le début car c'était le point de départ du cours de seconde. Une réponse qualifiée de pédagogique a été présentée rapidement : la vie est un travail. Petit à petit cette vue, s'est développée dans les autres parties du cours et je souhaite en faire un élément essentiel de cohérence d'une vision un peu plus "personnelle" du vivant (dans le sens de "qui cadre avec ma personne", "qui me va"). La projet même serait de réaliser une "synthèse" entre les idées de Rosine Chandebois, celles de Pierre-Paul Grassé, une conception de la cellule inspirée des idées de Pascale Mentré, un vitalisme moderne et cette pédagogie du vivant.
Les grands thèmes philosophiques comme l'opposition mécanisme-vitalisme se retrouvent un peu partout dans le cours, même s'il a fallu attendre les pages de G. Canguilhem (la connaissance de la vie) pour que je présente plus précisément ces notions (vitalisme, machine et organisme). Je crois que, essentiellement par réaction du moins dans un premier temps, je suis assez nettement vitaliste dans mes interprétations.

L'être vivant : évolution, adaptation, milieu, espèce, classification...
Tous ces thèmes sont évidemment liés les uns aux autres. Le premier me semble être la notion d'espèce qui conditionne la classification et bon nombre d'interprétation sur l'évolution. J'ai essentiellement essayé de l'aborder dans les pages du cours de TS sur l'histoire de la terre et de la vie, mais la question n'a pas été creusée vraiment, je manque de culture. Vient ensuite la question du milieu qui est à l'origine d'une vision physique ou biogéographique du milieu comme G. Canguilhem le présente dans son essai sur le vivant et son milieu. Ces thèmes sont aussi reliés à la notion d'adaptation qui repose aussi sur une interprétation du vivant que G. Canguilhem développe aussi dans son essai sur le normal et le pathologique. Cette question a été retrouvée dans le cours de spécialité TS sur la pression artérielle mais aussi dans tout le cours de TS de physiologie : immunité, système nerveux et reproduction, pour ce qui est du programme. Dans ces pages j'ai essayé de définir aussi ce qu'était la physiologie et l'adaptation au milieu, notamment à partir des réflexions de Schmidt-Nielsen. On est d'ailleurs revenu sur la notion de modèle animal qui renvoie à la conception du vivant mécaniste-vitaliste. De la même façon, le problème de la communication est apparu comme central pour la conception de l'être vivant. Et comme je suis bien forcément immergé dans ce siècle des communications, je me demande s'il ne faudrait pas envisager l'adaptation en terme de milieu ou média, qui serait perception pour l'animal ...(j'ai juste suggéré quelques remarques parmi les pages de G. Canguilhem sur le vivant et son milieu et dans le résumé sur la communication.